Le 11ème R.E.I.



Le 11ème R.E.I., rattaché à la 6ème Division d'Infanterie, commandée par le Général Touchon, participe dès la fin mai aux combats de la Meuse et de la Meurthe-et-Moselle où les Allemands, à partir de Sedan, ont lancé leur blitzkrieg, puis est envoyé sur le front de l'Aisne.
Tout aussi combatif et courageux que leurs camarades des autres régiments étrangers, les volontaires du 11ème R.E.I. se battent farouchement avec le peu de moyens mis à leur disposition et tiennent des positions impossible à tenir.
Les armées françaises qui résistent ici encore au rouleau compresseur allemand le doivent en très grande partie aux combattants volontaires étrangers.
Comme en témoignera, au procès de Riom, le général François.
« Nous venions de relever trois divisions avec notre seule division. Le 11ème R.E.I. s'est battu d'arbre en arbre.» Le 11ème R.E.I. obtient lui aussi une citation à l'ordre de l'armée.
Quand ils cessent les combats, il a perdu plus du tiers de ses hommes. Et les rescapés sont envoyés en captivité en Allemagne.
Les volontaires étrangers, et parmi eux les volontaires juifs, ont été sans doute parmi les rares à ce battre jusqu'au bout. Car, plus que tout autre, ils savaient ce que signifierait pour la France, pour eux et pour leur famille, la défaite. Soulignons qu'alors que les troupes hitlériennes entraient et paradaient à Paris le 14 juin; que Pétain, accédant à la tête du gouvernement le 17 juin, demandait un armistice aux allemands, les volontaires étrangers continuaient à se battre jusqu'au 22 juin.

Article de David Douvette, paru dans Notre Volonté N°2 Nouvelle Série (192) Octobre-Novembre 1989.